En cette rentrée scolaire 2026, Velvet obtient sa licence ferroviaire et accroit encore son avance sur le Train et Kevin Speed, deux autres prétendants au réseau à grande vitesse français.
La néo compagnie ferroviaire a franchi le 1er septembre un passage obligé en décrochant auprès de la DGITM, au ministère des Transports « ce premier sésame réglementaire » pour reprendre les mots de la compagnie, le prochain étant le certificat de sécurité.
Le système de gestion de la sécurité (SGS) et les procédures d’exploitation prévus par l’entreprise, qui encadreront chaque circulation sont donc validés.
Cela lui permet « d’entrer réellement dans la préparation de ses futures circulations : commander des sillons, accéder aux infrastructures essentielles et structurer ses opérations » estime la société copilotée par Rachel Picard et Tim Jackson.
Pour Velvet qui a commandé à Alstom 12 rames de type TGV M afin de relier Bordeaux, Nantes, Angers, Rennes et Paris, d’autres étapes marquantes se profilent. « Les essais dynamiques de la première rame sont programmés pour début 2027 » ajoute un porte-parole.
Puis la livraison de l’atelier de maintenance de Marcheprime en Gironde ( dont le site a échappé aux incendies de forêt ravageur de cet été) est attendue « pour la fin 2027 ». Quant au démarrage de l’exploitation commerciale en 2028, les dirigeants préfèrent s’assurer du bon déroulement du retroplanning avant de communiquer une date précise.
De leur côté, Le Train et Kevin, les deux starts up également créés ex-nihilo sont toujours à l’arrêt, bloqués à un stade crucial : La quête des financeurs pour pouvoir acheter des trains.
Marc Fressoz

