Plusieurs informations concordantes indiquent que l'opérateur renforce actuellement ses équipes spécialisées dans le ferroviaire francilien afin de se positionner sur les prochains appels d'offres d'Île-de-France Mobilités.
L'enjeu est considérable. Après les tram-trains T11, T12 et T13, puis les premières lignes Transilien (L et J), l'ouverture à la concurrence va progressivement concerner l'ensemble des lignes de banlieue parisienne jusqu'au métro à l'horizon 2040.
Or, si la ligne L a finalement été attribuée à SNCF Voyageurs, tout comme la ligne J quelques mois plus tard, ces deux procédures ont montré que la concurrence devenait bien réelle.
Pour Transdev, l'objectif est désormais clair : capitaliser sur son expérience acquise en région Sud, où l'opérateur exploite depuis 2025 la liaison TER Marseille-Nice, première ligne régionale ouverte à la concurrence en France. Cette référence constitue aujourd'hui un argument majeur pour convaincre Île-de-France Mobilités sur les futurs lots Transilien.
Selon plusieurs sources du secteur, Transdev renforce actuellement ses compétences dans tous les métiers stratégiques du ferroviaire : exploitation, ingénierie d'exploitation, préparation des appels d'offres, recrutement de cadres connaissant le réseau francilien, mais aussi organisation de la maintenance et de la production..
Cette montée en puissance est logique. Les futurs contrats d'Île-de-France Mobilités représentent chacun plusieurs centaines de millions d'euros et plusieurs milliers de salariés transférés. Les opérateurs disposent de 18 à 24 mois de pré-exploitation pour préparer la reprise des lignes. Avanti !
PL

