Sur la Côte d’Azur, le rail régional change de voie

01 07 2025 | Actualités

Sur la Côte d’Azur, la vitrine de la libéralisation du transport ferroviaire régional s’est illuminée. Le premier train jamais confié en France à un nouvel entrant circule désormais chaque jour entre Marseille Saint-Charles et Nice-Ville, desservant au passage Toulon, Carnoules, Les Arcs Draguignan, Saint-Raphaël Valescure, Cannes, Antibes, Nice Saint-Augustin.

Dimanche 29 juin, Transdev a reçu les clés de cette ligne jusqu’ici exploitée par la SNCF pour le compte de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Nous sommes la première région en France à avoir ouvert à la concurrence nos trains régionaux » se félicite le président de l’exécutif régional Renaud Muselier, promettant un saut en termes de confort et de services avec une offre doublée (1 train par heure, de 6H à 22H) par rapport à ce qui existait avant.

De son côté, le PDG de Transdev, Thierry Mallet se réjouit de l’occasion donnée en France à son groupe de montrer une « « expertise et un savoir-faire ferroviaire de plus de 25 ans développés en Allemagne, en Suède ou même en Nouvelle-Zélande ».

Soucieux de garantir le succès de cet opérateur concurrent de la SNCF et de prouver le bienfondé de sa propre politique, l’autorité organisatrice s’est efforcée de réunir le plus d’ingrédients favorables : 16 rames neuves à deux niveaux (250 M€ d’investissement), en principe plus fiables et d’un entretien moins coûteux que les Corail antérieurs, un atelier de maintenance dédié à Nice (40 M€ d’investissement).

Enfin comparée aux lots mis en jeu en France dans d’autres régions et remportés par des filiales de la SNCF, la taille modeste (180 personnes) du lot azuréen exploité par Transdev et la simplicité apparente de la desserte confiée (relier un point A à un point B) doivent limiter les risques liés à toute complexité ferroviaire.

Transdev, dont le contrat de délégation de service public, estimé à quelque 800 millions d'euros, court sur dix ans, s'est engagé sur une régularité de 97,5%, contre 80% avant. Mais

S’il dispose de beaucoup de cartes en main, il reste néanmoins à la merci d’une infrastructure en mauvais état sujette à de nombreux incidents. « Bon courage ! C’est très tendu sur la Côte d’Azur, TER, TGV, Intercités et trains de marchandises doivent se partager la même voie » pointe Éric Meyer secrétaire fédéral de Sud rail.

Marc Fressoz

 

À lire également

Transdev fait du muscle avant de monter sur le ring…

Plusieurs informations concordantes indiquent que l'opérateur renforce actuellement ses équipes spécialisées dans le ferroviaire francilien afin de se positionner sur les prochains appels d'offres d'Île-de-France Mobilités. L'enjeu est considérable. Après les...

Île-de-France Mobilités prépare l’ouverture à la concurrence des tramways

D'ici à 2030, Île-de-France Mobilités devra attribuer sous forme de délégations de service public l'exploitation des lignes actuellement exploitées de gré à gré par la RATP. Pour préparer cette échéance, l'autorité organisatrice a arrêté un découpage en trois lots...

BPC, Blaise Pascal Conseils…

Retour en 1662. À cette époque, Blaise Pascal n'est pas seulement le génie des mathématiques, le philosophe des Pensées ou l'inventeur de la machine à calculer. Visionnaire, ce dernier, s'intéresse aussi à un sujet autrement plus concret : les déplacements des...

Jean Castex et son cabinet placent SNCF Voyageurs sous leur coupe en écartant Christophe Fanichet

Jean Castex et son cabinet placent SNCF Voyageurs sous leur coupe en écartant Christophe Fanichet, le PDG de cette filiale essentielle, au profit d’un duo venu de l’interne. Mais pour quoi faire ? La fonction de PDG est scindée en deux. Le puissant directeur financier...