Devant un parterre de représentants des collectivités, des opérateurs et des industriels, le ministre a dessiné les contours d’une politique des transports fondée sur trois priorités : investir, électrifier et réindustrialiser.
Le constat de départ est simple. Jamais les Français n’ont autant utilisé les transports collectifs. Selon le ministre, le trafic ferroviaire continue de progresser fortement, avec une hausse de 18 % sur les lignes à grande vitesse et de 40 % sur les TER par rapport à 2019. Une dynamique qui confirme l’appétence croissante des voyageurs pour les mobilités décarbonées.
Pour répondre à cette demande, Philippe Tabarot estime que le pays doit franchir une nouvelle étape en matière d’investissements. « Il nous faut investir, investir, et encore investir dans la régénération et la modernisation de nos 28 000 kilomètres de réseau ferré national », a-t-il insisté devant les professionnels réunis à Paris.
Derrière cette formule, le ministre assume clairement une stratégie fondée sur le renforcement des infrastructures, considérant que la qualité de service de demain dépend avant tout de la capacité à moderniser les réseaux existants.
Le projet de loi-cadre sur les transports, récemment adopté au Sénat, doit selon lui permettre de sécuriser les financements des infrastructures pour les trente prochaines années. Au cœur du dispositif figure notamment le futur contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau. Celui-ci prévoit de porter les investissements annuels consacrés à la régénération et à la modernisation du réseau ferré de 3 à 4,5 milliards d’euros par an, soit une augmentation de 50 %. L’objectif est clair : rattraper le retard accumulé sur les infrastructures et améliorer durablement la qualité de service.
Mais l’électrification ne saurait être dissociée d’un enjeu devenu central : la souveraineté industrielle. Face à la concurrence internationale et aux dépendances technologiques, Philippe Tabarot a plaidé pour un soutien renforcé aux industriels français du transport. Constructeurs de trains, de bus, de cars ou équipementiers sont appelés à jouer un rôle majeur dans la stratégie nationale de réindustrialisation.
Enfin, en conclusion de son intervention, Philippe Tabarot a livré ce qui ressemble à sa conviction personnelle : « Plus que les réglementations, c’est l’innovation qui nous permettra de relever les grands défis des mobilités. » Une phrase qui résume à elle seule l’importance qu’il accorde aux véhicules autonomes, à la billettique de nouvelle génération et aux technologies destinées à améliorer l’expérience des voyageurs.
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