D'ici à 2030, Île-de-France Mobilités devra attribuer sous forme de délégations de service public l'exploitation des lignes actuellement exploitées de gré à gré par la RATP. Pour préparer cette échéance, l'autorité organisatrice a arrêté un découpage en trois lots homogènes, privilégiant la cohérence technique plutôt qu'un simple partage géographique.
« Le regroupement des lignes répond principalement à des considérations techniques. ». Nous confie Laurent Probst Directeur général d’Ile-de-France Mobilités
Chaque lot représentera environ 4,5 millions de kilomètres commerciaux par an, soit l'équivalent d'un réseau de tramway comme ceux de Lyon ou de Bordeaux. Le premier regroupera les lignes T3a, T3b et T10, qui utilisent des matériels Citadis proches. Le deuxième réunira les T5, T6, T7 et T8, malgré des technologies différentes, tandis que le troisième associera les T1 et T2, dont l'interconnexion future à Colombes justifie ce choix.
Le T9, déjà exploité par Keolis, n'est pas concerné à ce stade : son contrat court jusqu'en 2033, avec une possibilité de prolongation jusqu'en 2035. Quant aux T4, T11, T12, T13 et T14, ils restent en dehors de ce dispositif, leur statut de tram-trains relevant de contrats spécifiques.
Ce découpage donne un premier aperçu de la stratégie d'Île-de-France Mobilités pour organiser la concurrence sur le réseau tramway. Une étape clé qui devrait susciter l'intérêt des grands opérateurs, alors que le marché francilien s'apprête à entrer dans une nouvelle phase de son ouverture à la concurrence.
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