À l’heure où les mobilités internationales se redessinent sous l’effet des contraintes climatiques et des tensions géopolitiques, le rail confirme son rôle de colonne vertébrale des échanges européens. La prolongation du partenariat entre SBB CFF FFS et SNCF Voyageurs autour de TGV Lyria jusqu’en 2032 s’inscrit pleinement dans cette dynamique.
Signé à Paris par Jean Castex, cet accord prolonge plus de 45 ans de coopération entre la France et la Suisse. Une longévité qui témoigne d’une réalité désormais bien installée : la demande de mobilité entre les deux pays ne cesse de croître, portée à la fois par les flux économiques, touristiques et pendulaires.
Avec 5,7 millions de voyageurs en 2025, TGV Lyria confirme son statut de référence sur la grande vitesse transfrontalière. L’offre actuelle, qui atteint jusqu’à 17 allers-retours quotidiens reliant directement les centres-villes, constitue déjà un atout structurant pour les territoires. Mais l’ambition va plus loin.
Cette prolongation vise d’abord à consolider un réseau existant performant, tout en ouvrant la voie à de nouvelles liaisons internationales depuis la Suisse vers la France et, au-delà, vers les grands corridors européens. En toile de fond, un objectif clair : capter davantage de flux aujourd’hui encore dominés par l’aérien ou la voiture.
Car au-delà de la performance commerciale, c’est bien la dimension environnementale qui s’impose comme fil conducteur. Dans un contexte où la décarbonation des transports devient une priorité politique, le modèle Lyria apparaît comme une réponse concrète : rapide, confortable et nettement moins émetteur de CO₂.
En sécurisant ce partenariat sur le long terme, les deux opérateurs entendent offrir à la Suisse une connexion stable et durable avec la France, tout en renforçant son intégration aux grands réseaux européens.
ND



