À Briançon, le rail redevient un sujet stratégique. En déplacement dans les Hautes-Alpes, Jean Castex est venu défendre un vaste programme de modernisation ferroviaire porté par SNCF Réseau et accéléré par la perspective des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.
Au cœur du projet : la rénovation de la ligne des Alpes et l’amélioration de l’axe Marseille-Briançon, longtemps considéré comme l’un des parents pauvres du réseau national. Devant les élus locaux et les représentants institutionnels, le président du groupe SNCF a insisté sur l’urgence d’investir dans des infrastructures vieillissantes afin de garantir la pérennité des dessertes alpines.
Le chantier annoncé est considérable. Près de 342 millions d’euros doivent être mobilisés pour renouveler plus de 150 kilomètres de voies, moderniser la signalisation, rénover des ouvrages d’art et sécuriser plusieurs points sensibles du réseau. Les travaux concerneront notamment les branches Grenoble, Valence, Briançon et Aix-en-Provence.
Pour Jean Castex, ces investissements dépassent le seul cadre olympique. Ils doivent permettre de reconnecter durablement les Alpes du Sud aux grandes métropoles régionales et de renforcer l’attractivité du train dans des territoires où la voiture reste souvent incontournable.
Cette offensive ferroviaire intervient alors que la fréquentation des trains progresse fortement. SNCF Voyageurs observe une hausse continue du trafic depuis plusieurs années, tandis que les lignes régionales retrouvent progressivement des couleurs. Reste désormais à transformer l’essai sur un réseau parfois fragilisé par des décennies de sous-investissements.
À Briançon, le message était clair : sans modernisation massive du rail, les ambitions de transition écologique et de désenclavement territorial resteront difficiles à atteindre.
Pierre Lancien



