L’impact des élections municipales sur les questions de mobilité locale 

23 03 2026 | Actualités

En attendant l’élection des présidents de métropole, on note un certain reflux des verts.  Les écologistes perdent certaines villes phare. A Bordeaux, Pierre Hurmic voit la ville lui échapper au profit de Thomas Cazenave (Renaissance). A l’instar de Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse réélu, il ne s’oppose pas au projet de LGV Bordeaux-Toulouse.

A Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann,  qui avait réintroduit le tram dans la capitale alsacienne revient à l’hôtel de ville 25 ans après son dernier mandat. Elle a battu la maire écologiste sortante, Jeanne Barseghian.

Le nouveau premier édile veut continuer à développer le réseau dans une approche beaucoup plus tempérée – à suivre de près – en canalisant le vélo en centre-ville au profit du piéton et étant moins restrictive en matière de circulation.

Annecy, dont le maire sortant ne se représentait pas, constitue un autre exemple de ville perdue par les verts. L’ex-ministre Renaissance de Michel Barnier, Antoine Armand en sera le maire.

A Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet allié à LFI sauve son poste de peu face à Jean-Michel Aulas. Mais il devra désormais cohabiter avec la nouvelle présidente de droite de la puissante Métropole, Véronique Sarselli maire de Sainte-Foy-lès-Lyon qui prend la place de Bruno Bernard.

Dans les villes de moindre importance, Besançon, Poitiers ne seront plus dirigées par les écologistes. En revanche Tours le sera toujours.

Dans le club des anciens ministres des Transports, à Paris Clément Beaune a raté son atterrissage démocratique. Figurant sur la liste de Pierre-Yves Bournazel au 1er tour, il a refusé le ralliement à Rachida Dati. Celui qui avait brigué le poste de PDG de la RATP poursuit sa carrière de Haut-commissaire au plan où il bénéficie d’un salaire de 7000 euros nets.

A l’inverse deux ex-ministres des Transports – Patrice Vergriete à Dunkerque où le réseau de transport est gratuit depuis 2018 et Frédéric Cuvillier à Boulogne-sur-Mer – ont conforté leur ancrage local en brillant dès le premier tour.

A signaler pour l’anecdote, la contrariété électorale vécue par Jean Castex PDG de la SNCF dans les Pyrénées-Orientales. Ex-maire de Prades – il avait réélu à ce poste en 2020 avant d’être nommé à Matignon –, il vu son poulain se faire battre en dépit du soutien public qu’il lui avait manifesté. La ville bifurque à gauche. Le patron de la SNCF ne peut pas maîtriser pas tous les aiguillages.

Marc Fressoz

 

 

À lire également

Union sacrée pour le dévoilement du premier RER MI 20
Union sacrée pour le dévoilement du premier RER MI 20, l’ex- train de la discorde, espère-t-on. Initialement prévu pour 2025, il est désormais annoncé sans faute pour 2028. Après une période de rapports tempétueux engendrées par les dérapages du programme, ses...
Le chinois BYD recrute un poids lourd : Stéphane Espinasse, l’ancien big boss d’Iveco, à la manœuvre en Europe
Le constructeur chinois BYD accélère sa stratégie européenne. En confiant les rênes de son activité bus à Stéphane Espinasse, le groupe s’offre un dirigeant expérimenté, fin connaisseur des marchés publics et des opérateurs. Une nomination loin d’être anodine dans un...
Ça tousse un peu au dépot… de bus
En région parisienne, le changement de régime dans la gestion des lignes de bus se poursuit et pas toujours sans créer d’anicroches en coulisse. Le 1er mai, trois nouveaux groupes de lignes ont changé de mains. L’EPIC RATP en a transmis deux à des filiales de RATP Cap...
Comment Italo prépare son débarquement en Allemagne.
Compagnie ferroviaire privée implantée sur le réseau à grande vitesse italien en 2012, Italo se sent désormais à l’étroit dans la Péninsule et prépare son débarquement sur les terres de la Deutsche Bahn mi-2028, première étape d’une stratégie d’internationalisation....