Les Verts passent au vert

18 09 2025 | Actualités

Saint-Etienne poursuit sa décarbonation. Avec Limoges, Lyon et Nancy, Saint-Etienne fait partie de ce petit club qui exploite en France des trolleybus. La métropole dispose également d’un réseau de trois lignes de tramways, et milite depuis longtemps pour la mobilité électrique. Jusqu’en 1985, Saint-Etienne faisait partie des trois réseaux ayant conservé des tramways « historiques », avec la ligne Bellevue – Terrasse mise  en service en 1881.

L’exploitant Stas Transdev a choisi de poursuivre dans cette voie en modernisant et en prolongeant ses réseaux, avec notamment la création de la ligne de tramway T3 fin 2019, et en injectant en 2020 de nouveaux trolleybus pour moderniser les lignes M3 et M7 : un matériel Solaris Trollino 12 IMC, In motion charging qui peut se recharger en ligne et rouler en partie perches baissées.

Depuis 2017, la métropole a décidé de ne plus commander de véhicules diésels et de s’orienter résolument vers l’électrique et le biogaz. Un nouveau plan de mobilité a été lancé qui arrive désormais à l’enquête publique. L’objectif annoncé est d’atteindre la décarbonation des transports d’ici à 2032.

En attendant, les effets devraient se faire sentir dès l’année 2026 avec l’arrivée de 39 nouveaux véhicules pour un montant de 22 M€. Si les 31 biogaz se taillent la part du lion, la vraie nouveauté porte sur les 8 autres bus, ou plutôt trolleybus articulés de 18 m qui vont arriver au cours de la nouvelle année. Ce matériel va permettre de basculer la ligne M6 en trolleybus, à commencer par sa partie sud de Faculté des Sciences jusqu’à la gare de Châteaucreux. En deuxième phase à l’horizon 2028, la ligne M6 sera prolongée vers la Cité du Design à la rencontre des trams T1 et T2. La ligne M6 est au cœur du projet de mobilité de Saint-Etienne où des véhicules de 18 m circuleront pour la première fois en trolleybus. Aux côtés du tramway, la ligne est appelée à devenir l’un des axes forts de la métropole. Sur une longueur d’un peu plus de 8 km, elle disposera de 23 à 24 stations desservies à la fréquence de 8 à 10 minutes. 14 000 voyageurs par jour devraient l’emprunter d’ici à 2030. Avec une vitesse commerciale de 18 km/h, l’ensemble de la ligne sera parcouru en 28 minutes. Les travaux qui ont commencé début 2025 pour un budget de 28 M€ HT devraient s’étaler jusqu’en 2028.

Les 31 véhicules au biogaz sont attendus sur deux autres axes forts de la métropole, les lignes M2 et M5.

 

Philippe-Enrico Attal

À lire également

De garant des règles du jeu équitables à militant de la concurrence…

De garant des règles du jeu équitables à militant de la concurrence, il n’y a qu’un pas que l’Autorité de régulation des Transports (ART) risque de franchir. Le régulateur fait feu de tout bois pour vanter l’ouverture des marchés des trains régionaux conventionnés et...

Waymo s’implante en France et les robotaxis se glissent dans la circulation

L'annonce est passée presque inaperçue. Pourtant, elle pourrait marquer une nouvelle étape dans l'histoire des mobilités françaises. Waymo, la filiale d'Alphabet spécialisée dans les véhicules autonomes, vient de créer Waymo France, une société installée à Paris dont...

Pourquoi les trains sont-ils toujours en retard ?

L’industrie ferroviaire au rapport ! Pourquoi le fameux TGV M, désormais attendu en septembre, sera-t-il livré à la SNCF par Alstom avec autant de retards accumulés ? La même question vaut aussi pour les rames TET Oxygène ou pour les RER NG et MI20. Les réponses sont...

« Eric » carbure aux caténaires…

Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et mettent à rude épreuve les infrastructures ferroviaires, la modernisation des caténaires est devenue un enjeu majeur de résilience du réseau. Derrière les ralentissements et supréssions de trains imposés lors...