En attendant l’élection des présidents de métropole, on note un certain reflux des verts. Les écologistes perdent certaines villes phare. A Bordeaux, Pierre Hurmic voit la ville lui échapper au profit de Thomas Cazenave (Renaissance). A l’instar de Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse réélu, il ne s’oppose pas au projet de LGV Bordeaux-Toulouse.
A Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann, qui avait réintroduit le tram dans la capitale alsacienne revient à l’hôtel de ville 25 ans après son dernier mandat. Elle a battu la maire écologiste sortante, Jeanne Barseghian.
Le nouveau premier édile veut continuer à développer le réseau dans une approche beaucoup plus tempérée – à suivre de près – en canalisant le vélo en centre-ville au profit du piéton et étant moins restrictive en matière de circulation.
Annecy, dont le maire sortant ne se représentait pas, constitue un autre exemple de ville perdue par les verts. L’ex-ministre Renaissance de Michel Barnier, Antoine Armand en sera le maire.
A Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet allié à LFI sauve son poste de peu face à Jean-Michel Aulas. Mais il devra désormais cohabiter avec la nouvelle présidente de droite de la puissante Métropole, Véronique Sarselli maire de Sainte-Foy-lès-Lyon qui prend la place de Bruno Bernard.
Dans les villes de moindre importance, Besançon, Poitiers ne seront plus dirigées par les écologistes. En revanche Tours le sera toujours.
Dans le club des anciens ministres des Transports, à Paris Clément Beaune a raté son atterrissage démocratique. Figurant sur la liste de Pierre-Yves Bournazel au 1er tour, il a refusé le ralliement à Rachida Dati. Celui qui avait brigué le poste de PDG de la RATP poursuit sa carrière de Haut-commissaire au plan où il bénéficie d’un salaire de 7000 euros nets.
A l’inverse deux ex-ministres des Transports – Patrice Vergriete à Dunkerque où le réseau de transport est gratuit depuis 2018 et Frédéric Cuvillier à Boulogne-sur-Mer – ont conforté leur ancrage local en brillant dès le premier tour.
A signaler pour l’anecdote, la contrariété électorale vécue par Jean Castex PDG de la SNCF dans les Pyrénées-Orientales. Ex-maire de Prades – il avait réélu à ce poste en 2020 avant d’être nommé à Matignon –, il vu son poulain se faire battre en dépit du soutien public qu’il lui avait manifesté. La ville bifurque à gauche. Le patron de la SNCF ne peut pas maîtriser pas tous les aiguillages.
Marc Fressoz



