TGV Paris-Annecy en 2020

SNCF: les résultats restent positifs, portés par les activités voyageurs et Keolis

29 02 2024 | Actualités

Avec un résultat en baisse, mais qui reste positif à 1,3 Md€ pour la 3e année consécutive, Jean-Pierre Farandou se félicite d’une année 2023 «historique pour le ferroviaire et pour le groupe SNCF». Confiant, le président de la SNCF estime que «l’avenir est favorable» au rail, avec une appétence du grand public pour le train, et la concrétisation du soutien des pouvoirs publics au programme x2, qui vise à doubler la part modale du ferroviaire. Un objectif qu’il juge atteignable, même si les nouveaux TGV M ne seront pas opérationnels avant 2025, et malgré la réduction d’activité de Fret SNCF exigée par Bruxelles. Jean-Pierre Farandou, qui est candidat au renouvellement de son mandat, préfère voire le verre à moitié plein. Avec un chiffre d’affaires de 41,8 Md€, en croissance de 5,4%, le groupe a réussi à préserver sa marge en 2023 (6,4 Md€), malgré des coûts en hausse (énergie, inflation, salaires…) et une augmentation contenue des prix des billets.

La croissance de l’activité a été portée par SNCF Voyageurs (+10,4%), et par la dynamique de Keolis (+6,6%). Les trains grande ligne de la SNCF ont transporté 156 millions de voyageurs en France et en Europe l’an dernier, soit 6% de trafic supplémentaire. De son côté, Geodis voit son chiffre d’affaires reculer de 15%, sous l’effet de la normalisation des taux de fret sur l’aérien et le maritime et des baisses de volume liées au ralentissement économique mondial, mais parvient à préserver ses marges. Les gains de compétitivité ont atteint 700 M€, ce qui a permis notamment d’amortir l’impact du mouvement social du début 2023, et le cash-flow libre se monte à 2,5 Md€, pour une dette de 24,2 Md€, en baisse de 200 M€. Ces bons chiffres permettent notamment un niveau d’investissement record de 10,6 Md€, qui profite largement à l’état du réseau. 5,5 Md€ sont ainsi consacrés à la régénération et à la modernisation des voies ferrées, dont 1,8 Md€ autofinancés, 2,7 Md€ subventionnés par la puissance publique, et 1 Md€ via le fonds de concours reversé par le groupe SNCF à l’Etat, qui a choisi de reverser cette somme à l’entretien du réseau.

S. G. 

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