Otokar eCentro

Otokar veut convaincre les collectivités avec une gamme renouvelée et décarbonée

06 07 2023 | Actualités

Le France est le plus gros marché export du constructeur turc Otokar, avec 2800 véhicules en circulation. Filiale de Koç, le plus gros groupe industriel et de services de Turquie, Otokar réalise plus de 70% de son chiffre d’affaires (514 M€ en 2022, avec 3.469 véhicules vendus) à l’international. A l’instar de ses concurrents, le constructeur turc propose une gamme de véhicules décarbonés, et met résolument le cap sur l’électromobilité. «Notre catalogue adresse une large diversité d’usages urbains et interurbains, avec des véhicules de 6,6 m à 21 m disponibles en versions thermique, GNV, ou électrique, et dotés de planchers standard, plats ou low-entry», souligne Denis Toublanc, directeur Marketing. Avec ses 32 places et son autonomie de 200 km, l’e-Centro veut prendre sa place sur le segment du véhicule urbain. Son référencement à la CATP est en cours, et il figure déjà au catalogue de l’équivalent italien de la centrale d’achat du transport public. Les premières commandes ont d’ailleurs été enregistrées en France et en Italie, ainsi qu’en Israël, avec des livraisons attendues à la fin 2023. Le reste de la gamme a également évolué cette année, avec une version électrique du Kent à 95 passagers, le Territo U de 51 places disponible en version scolaire ou de ligne à partir de septembre, les premières livraisons du Navigo U de 41 places, toujours à la rentrée. En octobre prochain, Otokar sera présent aux Rencontres nationales du Transport public, à Clermont-Ferrand, après avoir dévoilé trois nouveautés à Busworld, à Bruxelles: l’eTerrito, l’eKent fuel cell, et l’eCentro autonome qui effectuera des démonstrations.

L’évolution des motorisations a poussé le constructeur à revoir l’organisation de son service commercial et du SAV. «Avec les nouvelles énergies, l’expertise est chez les constructeurs. Et les AO ne veulent pas traiter avec les intermédiaires», explique Ali Murat, directeur général Europe. Au niveau du service commercial, la France a été découpée en cinq grandes zones, et un référent a été dédié aux appels d’offres. L’équipe technique comprend quant à elle sept inspecteurs, et 5 véhicules ateliers ont été déployés afin de réaliser la majorité des interventions directement chez le client, de façon à optimiser la disponibilité des véhicules. Otokar travaille également avec 38 ateliers agréés répartis sur le territoire français. Les perspectives pour 2023 devraient permettre à la marque de dépasser les 3.000 véhicules en circulation. 

S. G. 

À lire également

Concurrence : l’ART redoute une «quasi-absence d’ouverture du marché» sur le TER
Saisie par l’Autorité de la concurrence (ADLC) en décembre dernier, l’Autorité de régulation des transports (ART) a rendu un avis plutôt mitigé sur la situation du secteur des transports terrestres de personnes. La démarche de l’ADLC vise à faire le bilan sur les...
Résultats: retour dans le vert pour Transdev en 2022
7,7 Md€ de chiffre d’affaires (en hausse de 10%) et un résultat net de 20 M€. En dépit des tensions sur l’énergie, qui ont pesé pour 82 M€, et sur les recrutements, les incertitudes liées à la crise sanitaire ont disparu: Transdev est revenu en positif en 2022, après...
Véhicules lourds: les constructeurs européens publient un Manifeste pour réussir la décarbonation
Pas de Green Deal sans les bus et les camions. Pour atteindre les objectifs européens de neutralité carbone en 2050, les constructeurs réunis au sein de l’ACEA renouvellent leurs demandes de soutien à l’achat des véhicules et au déploiement d’infrastructures de charge...
Déjà championne du covoiturage, l’Essonne subventionne les moins de 25 ans
Les certificats d’économie d’énergie (CEE) doivent-ils servir à financer des politiques de mobilité ? L’enquête publiée dans le Monde du 6 avril soulève des questions au sujet du dispositif des Primes énergie, créé en 2006 par la loi de Programmation fixant les...
Ferroviaire : « une politique de l’Etat illisible », selon la Fnaut
«Ce n’est pas au passager de payer l’entretien du réseau ferroviaire, c’est au contribuable comme c’est le cas partout en Europe», explique François Delétraz à Mobily-Cités le 10 avril 2024. Le nouveau président de la Fnaut rappelle que l’Etat finance bien l’entretien...
Van Hool en faillite, VDL intéressé par la reprise
L’entreprise Van Hool est officiellement en faillite depuis le 8 avril, ainsi que la holding familiale qui contrôle le constructeur belge. Après trois exercices consécutifs dans le rouge, le plan de sauvetage n’a pas pu être mené à bien, en raison des difficultés...