Sytral

Lyon remet les gaz (vert) avec le Sytral

16 10 2025 | Actualités

C’est un plan qui respire la vision longue, le souffle collectif et la patience du travail bien fait. Le 2 octobre dernier, le SYTRAL Mobilités a approuvé son Plan de Mobilité des Territoires Lyonnais, feuille de route ambitieuse pour réinventer les déplacements à l’horizon 2040. Derrière ce document dense, des années de concertation et une conviction : la mobilité n’est pas seulement une question d’infrastructures, mais une promesse de cohésion et de respiration pour tout un territoire.

Fruit de plus de deux ans d’échanges, d’ateliers et d’enquêtes publiques, ce plan trace les contours d’un réseau à la fois plus écologique, inclusif et intermodal. Il repose sur quatre ambitions majeures : décarboner les déplacements, améliorer la qualité de l’air, réduire les fractures territoriales et préparer les mobilités de demain.

À l’échelle d’une métropole où chaque jour plus de 3 millions de trajets sont effectués, l’enjeu est colossal. Le SYTRAL veut penser la mobilité au-delà du périphérique, relier le centre aux périphéries, faire circuler autrement les hommes et les idées. On y trouve des projets attendus : le développement des lignes fortes (T8, TEOL), de nouvelles liaisons vers Écully ou le Plateau Nord, le renforcement des Cars Express, mais aussi une véritable politique du covoiturage organisé avec les “En Covoit’Lignes”, promues comme un maillon du transport public.

Symbole d’une nouvelle échelle de mobilité, le futur Service Express Régional Métropolitain (SERM) reliera le réseau ferroviaire et les transports de surface, tissant une toile à haute fréquence entre villes, vallées et zones d’emploi.

La transformation se veut aussi culturelle : redonner envie de laisser la voiture au profit d’une mobilité partagée et fluide. L’intermodalité devient un mot d’ordre : parkings relais modernisés, correspondances bus-train-vélo repensées, signalétique unifiée, tout doit concourir à ce que le voyageur franchisse les transitions sans rupture.

Doté d’un budget estimé entre 5 et 5,8 milliards d’euros, ce plan ne se contente pas de dessiner des lignes sur une carte. Il traduit la volonté de bâtir un réseau durable, capable d’évoluer avec les usages et les générations. Dans un contexte de tension financière et d’urgence climatique, il incarne la capacité d’un territoire à se réinventer sans se renier.

Noémie Rochet

À lire également

Velvet c’est du concret !
Velvet c’est du concret. Tel est le message envoyé par l’entreprise ferroviaire à travers la présentation le 22 avril à l’usine Alstom de la Rochelle de la première de ses 12 rames Avelia Horizon commandées au constructeur. Cette étape la conforte dans sa position de...
La chute de BlaBlaCar Bus laisse les autocaristes sur le bord de la route
 Mobily-Cités a rencontré un autocariste directement frappé par la décision brutale de BlaBlaCar de se retirer de l’activité des services librement organisés. Comme beaucoup de partenaires de la plateforme, il a appris la nouvelle presque en même temps que ses...
Pour BlaBlaCar Bus, c’est par ici la sortie !
C’est une petite bombe qui circule depuis quelques heures dans le monde des services librement organisés. BlaBlaCar Bus a engagé une procédure d’information-consultation de son CSE portant sur un projet de cessation de son activité d’opérateur de lignes régulières...
ZFE : suite et fin
Les ZFE vivent peut-être leurs dernières semaines. Le Parlement s’apprête en effet à supprimer les Zones à faibles émissions dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique. Longtemps présentées comme un outil indispensable pour lutter contre la...