Insertion quasi inaperçue dans le paysage du véritable nouvel entrant du marché des bus parisiens. Sans un couac, l’Italien ATM (Azienda Trasporti Milanesi) exploitant du réseau urbain de Milan a pris possession le 1er mars des clés de 18 lignes de bus de la RATP couvrant le sud des Hauts-de-France.
Il s’agit de sa première implantation en France après plusieurs essais notamment à Lyon à l’occasion de l’allotissement du réseau de la métropole mais aussi à Valenciennes.
Il faudra attendre quelques semaines pour tirer un bilan de ces premiers tours de roues, mais pour l’instant « nous n’avons pas eu de remontée de difficultés » indique-t-on chez Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’attributaire du contrat. RAS également du côté des usagers de la FNAUT.
Désignée en avril 2025, ATM France conduite par Jean-Arnaud Puig, a disposé de moins d’un an pour préparer son arrivée dont l’approche a convaincu 98 % du personnel RATP sortant de poursuivre avec lui.
La filiale de l’opérateur du métro de Milan exploite désormais pour cinq ans – jusqu’au 28 février 2031 avec une année optionnelle – cette délégation de service public (DSP n° 40) baptisée territoire Croix du sud.
D’envergure moyenne par rapport à d’autres DSP attribuées par IDFM, le contrat porte sur l’exploitation de 220 bus avec 750 salariés environ.
ATM exploite 13 lignes de jour et 5 Noctiliens. Principales communes desservies : Châtenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses,, Le Plessis-Robinson, Malakoff, Meudon et Vanves. Pour l’anecdote, ATM France dessert aussi Issy-les-Moulineaux où se trouve le siège de Transdev.
Discret à Paris, ATM a en revanche eu droit à une exposition mondiale à l’occasion de la cérémonie télévisée d’ouverture des JO d’hiver à Milan le 6 février.
C’est une de ses rames de tram historiques conduite par le champion de grand prix moto Valentino Rossi qui a emmené au stade le président de la République italienne, Sergio Mattarella. Un tram de fonction avec chauffeur pour l’occasion.
Marc Fressoz



