Les ZFE vivent peut-être leurs dernières semaines. Le Parlement s’apprête en effet à supprimer les Zones à faibles émissions dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique. Longtemps présentées comme un outil indispensable pour lutter contre la pollution de l’air, elles sont devenues politiquement explosives.
Créées pour limiter l’accès des véhicules les plus polluants dans les grandes métropoles, les ZFE concernaient jusqu’ici une vingtaine d’agglomérations françaises. Mais de nombreux élus dénonçaient un dispositif jugé injuste pour les ménages modestes, notamment dans les territoires périurbains où la voiture reste indispensable.
Le gouvernement lui-même a longtemps hésité. Craignant une nouvelle fracture territoriale et sociale, il a repoussé à plusieurs reprises le vote définitif du texte. Mais la pression politique est devenue trop forte. La commission mixte paritaire a finalement validé la suppression des ZFE le 20 janvier dernier.
Pour autant, le sujet est loin d’être clos. Le Conseil constitutionnel pourrait encore censurer une partie du texte. Et certaines métropoles pourraient décider de maintenir localement des restrictions de circulation. Derrière la fin probable des ZFE, c’est surtout l’absence d’une vraie politique d’accompagnement qui apparaît aujourd’hui au grand jour.
PL



