Fin mai, un véhicule autonome passera pour la première fois en France une forme de contrôle technique spécifique avant homologation. L’initiative, portée avec AUTOSUR et Secta, vise à préparer l’arrivée des robot-taxis sur les routes françaises.
L’opération est atypique. Le véhicule circulera sur voie publique, avec les autorisations nécessaires, et fera l’objet d’une série de vérifications destinées à adapter les méthodes du contrôle technique aux voitures autonomes de demain : capteurs, caméras, logiciels embarqués, redondances de sécurité, freinage ou encore communication entre systèmes.
Derrière cette démonstration, il y a aussi un passionné : Sébastien Favier, connu pour ses projets autour de l’électronique embarquée et des véhicules autonomes. Sur ses réseaux, il explique avoir racheté plusieurs robot-taxis afin de travailler à leur adaptation et à leur circulation en France.
L’événement peut sembler anecdotique. Il est en réalité révélateur d’un sujet beaucoup plus vaste : celui de la réglementation des mobilités autonomes. Car avant même de parler de modèles économiques, d’acceptabilité ou de sécurité, il faut encore inventer les procédures permettant d’autoriser, d’assurer et de contrôler ces nouveaux véhicules. Pour les acteurs français de la mobilité autonome, ce premier “contrôle technique” constitue donc une étape symbolique.
PL



