Dans un contexte où la transition énergétique du transport routier de voyageurs s’accélère, le rétrofit électrique gagne du terrain. La société REV Bus & Truck vient ainsi de franchir une nouvelle étape en signant un contrat avec le groupe Faure pour la conversion de douze autocars Iveco Crossway thermiques en véhicules 100 % électriques. Les transformations seront réalisées dans la nouvelle usine de l’entreprise à Villefranche-sur-Saône, inaugurée le 9 février dernier.
Face au coût encore très élevé des autocars électriques neufs, entre 450 000 et 580 000 euros l’unité, le groupe Faure a choisi une voie alternative pour décarboner sa flotte : convertir son parc existant grâce à la technologie de rétrofit développée et industrialisée par REV Bus & Truck. Une stratégie qui s’inscrit dans une logique à la fois économique et environnementale, tout en permettant de maintenir la disponibilité opérationnelle des véhicules.
Les douze véhicules concernés sont des Iveco Crossway Low Entry Euro 5 ainsi que des Crossway High Range Euro 6, en versions 12 et 13 mètres. Après conversion, leur autonomie électrique devrait varier entre 200 et 330 kilomètres selon la configuration retenue. Les batteries, d’une capacité de 232 ou 348 kWh, seront adaptées au profil des lignes exploitées, à la topographie des territoires et aux contraintes d’exploitation.
Au-delà de l’enjeu environnemental, l’intérêt économique reste déterminant. Le rétrofit permet de réduire l’investissement initial jusqu’à 50 % par rapport à l’achat d’un autocar électrique neuf, tout en prolongeant la durée de vie des véhicules d’au moins huit années supplémentaires. À cela s’ajoutent des coûts de maintenance réduits et l’accès à plusieurs dispositifs d’aides publiques, notamment les Certificats d’Économies d’Énergie.
Après des premiers contrats signés notamment avec la Métropole Rouen Normandie, REV Bus & Truck confirme ainsi la montée en puissance d’un marché du rétrofit encore émergent mais appelé à jouer un rôle croissant dans la décarbonation des flottes d’autocars et de bus. Dans un contexte de flambée des prix des carburants importés, ce choix semble doublement judicieux.
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