Après plus d’un an de mise en service, la ligne de car express 140E reliant La Rochelle à Niort via le pôle d’échanges de Ferrières confirme son utilité et son attractivité. Cette liaison expérimentale s’inscrit désormais dans une dynamique d’évolution continue, avec des ajustements déployés début 2026 pour coller encore davantage aux besoins des usagers.
Depuis janvier, la Communauté de communes Aunis Atlantique a ainsi lancé Ariane, un service de navettes gratuites reliant Saint-Jean-de-Liversay, Courçon et Ferrières. Deux courses le matin et deux le soir, du lundi au vendredi, assurent une correspondance directe avec la ligne régionale 140E, facilitant l’accès à La Rochelle depuis les communes périurbaines. Une réponse pragmatique à la question du « dernier kilomètre », souvent décisive dans le choix modal.
Autre évolution notable : l’ouverture du nouvel arrêt Pythagore à Niort, en partenariat entre la Région Nouvelle-Aquitaine et la Communauté d’agglomération du Niortais. Situé à proximité immédiate du siège de la MAIF, cet arrêt rapproche la ligne des bassins d’emplois et renforce sa pertinence pour les trajets domicile-travail.
Co-financée par la Région, la Communauté d’agglomération de La Rochelle, celle du Niortais et Aunis Atlantique, la ligne 140E propose six allers-retours en heures de pointe, matin et soir, toute l’année. Complémentaire de l’offre ferroviaire, elle s’impose comme une alternative crédible à la voiture individuelle, grâce à un tarif attractif (2,50 €), une bonne ponctualité et un niveau de confort salué par les voyageurs.
Les chiffres confirment cette dynamique : depuis son lancement le 2 septembre 2024, plus de 33 200 voyageurs ont emprunté la ligne. Une enquête menée en avril 2025 par l’Agence d’Urbanisme de Bordeaux Aquitaine révèle que près d’un usager sur deux aurait pu effectuer le trajet en voiture, mais choisit volontairement le car express. Un report modal tangible, synonyme de trafic évité sur les grands axes et de réduction des émissions polluantes.
Avec près de 70 % des déplacements liés au travail ou aux études — entre la gare de La Rochelle, Ferrières et le pôle universitaire de Niort — la ligne 140E a clairement trouvé son public. Au-delà, elle s’impose aussi comme un outil de mobilité du quotidien, accessible, économique et libéré des contraintes de stationnement et de congestion. Une expérimentation qui, manifestement, dépasse déjà le stade de l’essai.
Noémie Rochet



