Groupe RATP frappe fort. Très fort. En 2026, l’opérateur public prévoit de recruter près de 6 600 personnes dans le monde, dont 3 500 en Île-de-France. Un volume impressionnant, presque vertigineux. Mais derrière ce chiffre spectaculaire, il y a une réalité simple : la performance d’un réseau de transport repose d’abord sur les femmes et les hommes qui le font fonctionner.
Conducteurs de bus et de métro, agents de gares, mainteneurs, ingénieurs, data scientists, managers d’exploitation, contrôleurs, agents de sûreté… Plus de 270 métiers composent l’écosystème RATP. En 2026, le groupe prévoit notamment le recrutement de 1 000 conducteurs de bus, 220 conducteurs de métro, plus de 800 professionnels de la maintenance et près de 200 ingénieurs grands projets. À cela s’ajoutent des profils digitaux et technologiques, indispensables à la modernisation des systèmes.
L’enjeu est double. Maintenir au quotidien un niveau de service conforme aux attentes des voyageurs et de Île-de-France Mobilités. Mais aussi préparer l’avenir, avec la montée en puissance du Grand Paris Express. Gestion des infrastructures de la ligne 18, exploitation prochaine de la ligne 15 Sud : ces nouvelles lignes automatisées exigent des compétences pointues en ingénierie, en sûreté et en maintenance.
Ce plan massif intervient après deux années déjà record en matière d’embauches. L’attractivité de l’entreprise ne se dément pas, la RATP investit dans la formation, via son université interne et son centre de formation des apprentis, ouvre largement ses métiers aux profils sans diplôme préalable, favorise la mobilité interne et affiche une politique volontariste en matière de féminisation et d’inclusion des personnes en situation de handicap.
Reste une interrogation : la RATP va-t-elle aspirer la majorité des talents disponibles, laissant aux autres exploitants un marché du recrutement sous tension ?
Pierre Lancien



