Chaque année, des millions d’élèves empruntent un autocar pour se rendre à l’école. La routine. Pourtant, derrière cette routine se joue un enjeu majeur de sécurité publique. Le bilan 2025 publié par l’ANATEEP (Association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public) rappelle une réalité constante : le transport scolaire demeure l’un des modes de déplacement les plus sûrs… à condition de ne jamais relâcher l’effort.
Les chiffres publiés par L’ANATEEP, le 9 février 2026 sont sans ambiguïté : 138 accidents impliquant des autocars transportant des enfants ont été recensés en 2025, un total identique à celui de 2024, déjà considéré comme le niveau le plus élevé observé depuis plus de dix ans. Sur ces 138 accidents, 99 n’ont fait aucune victime et 39 ont entraîné des blessés.
Le point notable en 2025 tient toutefois à la baisse du nombre total de victimes : 162 contre 197 l’année précédente, soit une diminution de 20 %
Le bilan humain reste néanmoins lourd : 4 personnes tuées, 2 blessés hospitalisés et 156 blessés légers
Au-delà des statistiques globales, l’analyse révèle une constante préoccupante : le point d’arrêt demeure l’environnement le plus accidentogène. Trois tués sur quatre ainsi que les deux blessés hospitalisés l’ont été lors des phases de montée, de descente ou de traversée aux abords du car. Autrement dit, le risque ne se situe pas tant pendant le trajet que dans ces quelques secondes critiques où l’enfant devient piéton.
Cette réalité a conduit à inscrire ces enjeux dans le plan national de renforcement de la sécurité routière du transport scolaire, lancé par le ministre Philippe Tabarot après l’accident dramatique de Châteaudun en janvier 2025. Sensibilisation accrue, rappel des règles de prudence, mobilisation des transporteurs, autorités organisatrices et établissements : la chaîne de sécurité doit rester continue.
Le message de l’ANATEEP est clair : L’autocar scolaire demeure le moyen de transport routier le plus sûr pour se rendre à son lieu d’étude, cette performance repose sur une vigilance collective quotidienne. La sécurité du transport d’enfants n’est jamais acquise. Elle se construit, arrêt après arrêt.
PL



