Renaud Lagrave

Vice-président du Conseil régional en charge des Transports et des Mobilités

« Il n’y aura pas de grand soir du RER métropolitain en Nouvelle-Aquitaine »

Mobily-Cités : Le projet de RER métropolitain bordelais avance à son rythme, avec l’objectif d’une mise en service complète en 2028. Etes-vous confiant dans la poursuite du calendrier ?

Renaud Lagrave : Nous avons choisi d’avancer de façon progressive, en rajoutant de l’offre à chaque nouveau service annuel. Il n’y aura pas de grand soir du RER métropolitain en Nouvelle-Aquitaine. C’est la raison pour laquelle nous restons sereins. Nous avons engagé notre projet de RER métropolitain en 2018, avec l’objectif d’une mise en service totale dix ans plus tard, avec un cadencement à la demi-heure sur les 2 lignes majeures, Arcachon – Libourne et Langon – Saint-Mariens – Saint-Uzan. Les annonces du Président de la République et le plan présenté par la Première ministre à la fin février ne changent rien à notre feuille de route. Jusqu’à présent, nous n’avons aucune précision sur l’enveloppe de 13 Md€ consacrée aux RER métropolitains, ni sur la ventilation des 100 Md€, ni sur le volet Mobilité du CPER en Nouvelle-Aquitaine. Les travaux d’aménagement des nouvelles haltes se poursuivent, tout comme ceux visant à permettre le retournement des rames à Saint-Mariens, nos matériels roulants sont commandés.

Parallèlement à cette amélioration de l’offre, vous préparez aussi l’intégration tarifaire.

Nous travaillons sur l’intégration tarifaire avec le réseau TBM, dans le cadre de Nouvelle-Aquitaine Mobilités. L’ensemble des AOM avance, chacun à son rythme. Certaines étaient déjà demandeuses de longue date, d’autres ont encore besoin de prendre leur temps. In fine, nous vendrons tous des billets combinés avec intégration tarifaire.

Après Bordeaux – Créon, où en est-on sur la 2e ligne de cars express en direction de Blaye ?

Des études menées par Vinci sont en cours pour l’aménagement de voies réservées dédiées à la future ligne de Blaye, qui sera mise en service début 2024. Il s’agit de déterminer s’il vaut mieux utiliser la voie de secours ou bien dédier une autre voie de circulation aux transports collectifs, comment la mettre en place et la faire respecter. Nous devons aussi examiner d’éventuels travaux d’élargissement des voies ou des accès, et au passage de certains ouvrages d’art.

À lire également

Michel Seyt

Michel Seyt, Abdel Mammad, en vos qualités de coprésidents de la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes, vous avez souhaité vous exprimer sur les JO 2030 qui se tiendront en partie dans votre région. Pourquoi est-ce un sujet important pour vous ? Les Jeux Olympiques et...

Christophe Béchu

"La bonne politique de mobilité est celle qui offre des choix, sans dogmatisme et sans opposer les moyens de déplacement entre eux."   Angers, parler de mobilité, c'est avant tout parler du quotidien. Des déplacements, bien sûr, mais aussi de la manière dont la ville...

Franck Leclerc

La qualité est au coeur de la promesse de Glazing Services. En tant que directeur Qualité, quel est votre rôle et comment veillez-vous à maintenir un niveau d'exigence homogène sur l'ensemble du réseau ? La sécurité est notre priorité absolue, aussi bien pour nos...

Ronan Perrier

LE ROBOTAXI EST AUJOURD’HUI LE CAS LE PLUS VISIBLE, MAIS LE POTENTIEL DU VÉHICULE AUTONOME EST BEAUCOUP PLUS LARGE.   Quelle place le robotaxi pourrait-il prendre dans la mobilité urbaine sans concurrencer les transports collectifs ? La question centrale est de savoir...

Christophe BÉCHU Maire d'Angers

Christophe Béchu

Maire d’Angers et Président d’Angers Loire Métropole