La montée en puissance est désormais tangible pour les usagers du métro lillois. Depuis lundi, treize rames de 52 mètres circulent sur la ligne 1, concrétisant une étape clé d’un chantier que Mobily-Cités suit depuis plusieurs années. Mis en service progressivement depuis mi-février, ce matériel plus capacitaire commence à produire ses effets, notamment aux heures de pointe.
Car derrière cette évolution se cache un feuilleton industriel et technique bien connu des observateurs. Retards, ajustements du pilotage automatique, difficultés de mise au point : le renouvellement du métro lillois n’a pas été un long fleuve tranquille. Pendant des mois, les pannes ont émaillé l’exploitation, alimentant les inquiétudes des élus comme des usagers.
Aujourd’hui, la situation semble s’améliorer. Avec treize rames en circulation, les quais apparaissent moins saturés, notamment dans les stations les plus fréquentées comme Lille-Flandres ou Quatre-Cantons. La promesse d’un gain de capacité commence à se concrétiser, avec une exploitation plus fluide et des temps d’attente en baisse. Comme le souligne Franck Garçon le directeur général Keolis Lille Ilévia : « Le matin à la pointe à la gare Lille-Flandres, il n’y a pratiquement plus personne qui attend, notamment à Quatre Cantons. »
Ce redéploiement bénéficie également à la ligne 2, qui récupère progressivement les anciennes rames, permettant un renforcement de l’offre en heures creuses et en soirée.
Reste à confirmer dans la durée cette stabilisation technique. À horizon 2028, l’ensemble des rames longues doit être déployé. Une transformation majeure pour le réseau lillois, dont Mobily-Cités continuera de suivre attentivement les évolutions.
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