Face à Transdev, la SNCF de Jean Castex est partie pour sauver sa place comme exploitant du réseau TER de Poitou-Charentes en vue du vote définitif des élus de Nouvelle Aquitaine le 20 avril. Le 2 avril, elle a franchi une première étape importante en obtenant le statut de « candidat pressenti » pour exploiter jusqu’à fin 2037 les six lignes mises en jeu : Poitiers-Angoulême, Angoulême-Bordeaux, Poitiers-La Rochelle, La Rochelle-Bordeaux, Angoulême-Saintes-Royan, Niort-Saintes-Royan. L’offre de la SNCF qui avoisinerait le milliard d’euros de chiffre d’affaires serait légèrement meilleure que celle de Transdev ( également finaliste, le Train était également. )
« Je proposerai que le candidat retenu soit la SNCF » : C’est Alain Rousset, le président PS de la région en personne, qui a officialisé les préconisations de la commission chargée de l’examen des offres. En réalité, à moins d’un recours du perdant, les jeux sont faits. « C’est la SNCF qui a remporté le marché après un travail fait par le groupe transpartisan des transports, au terme d’un travail d’une année, a encore justifié Alain Rousset. Il y a eu une première offre. Puis une deuxième offre. Chacune des offres était extrêmement forte, techniquement et financièrement » a-t-il encore justifié.
Pour Transdev, donné en position de favori jusqu’à la dernière minute, le coup est très rude. A l’évidence ses dirigeants, en déplacement à l’étranger – son PDG Thierry Mallet en Australie et le patron de la France, Edouard Hénaut en Asie – n’ont pas été en position de contrer le lobbying de dernière minute du groupe dirigé par Jean Castex. Comme quoi un bon dossier ne fait pas tout.
Mobily-Cités reviendra sur les circonstances de ce très curieux épisode…
Marc Fressoz



