Le séisme politique des municipales n’épargne pas le monde des mobilités. Battu dès le premier tour à Cagnes-sur-Mer par le candidat du Rassemblement National Bryan Masson, Louis Nègre se trouve mécaniquement fragilisé à la tête du GART, une association exclusivement composée d’élus territoriaux.
Cette défaite locale pose une question immédiate de légitimité. Si une hypothèse subsiste — celle de son maintien temporaire comme conseiller métropolitain à la métropole de Nice jusqu’au second tour — elle ne change pas la tendance de fond : le temps du retrait semble engagé. D’autant que le contexte local reste toutefois incertain. Christian Estrosi, président de la métropole de Nice lui aussi en difficulté face à Éric Ciotti, pourrait voir son avenir politique remis en question, ce qui ajouterait encore à l’instabilité.
Selon nos informations, Louis Nègre lui-même ne souhaite pas s’accrocher à son poste. Pas de manœuvre en coulisses, ni de prolongation artificielle : l’ancien maire entend préserver l’institution qu’il a contribué à structurer. Une gouvernance transitoire devrait ainsi être mise en place dans les prochains mois.
Quoi qu’il en soit, la succession de Louis Nègre sera entre les mains des élus du GART, réunis en assemblée générale. Il faudra attendre le 29 septembre prochain pour connaître le nom de celui ou celle qui prendra la relève d’un président qui aura profondément marqué le paysage des transports publics en France.
Le coup est rude…
Dans l’intervalle, une chose est sûre : toute l’équipe permanente du GART, sous la houlette de son directeur général Alexandre Magny, reste pleinement mobilisée, notamment sur des sujets clés comme la loi-cadre portée par Philippe Tabarot et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Pierre Lancien



