Comptoir prospère du commerce des perles, Dubaï est devenue l'une des vitrines mondiales des transports modernes. Keolis y installe son siège régional pour accompagner les ambitions ferroviaires du Moyen-Orient et prendre position sur les grands marchés de demain.
Par Pierre Lancien
Il fut un temps où la fortune de Dubaï se mesurait à l'éclat des perles remontées des profondeurs du golfe Persique. Bien avant les gratte-ciel et les métros automatiques, la cité vivait au rythme des pêcheurs, des plongeurs et des négociants. Aujourd'hui, ce sont les infrastructures de transport qui façonnent sa prospérité.
Keolis entend bien participer à cette nouvelle épopée. Le groupe français vient d'y établir son siège régional pour le Moyen-Orient, confirmant son ancrage dans une région devenue l'un des laboratoires mondiaux de la mobilité.
L’entreprise n’y débarque pas en terre inconnue. Au Qatar, elle exploite déjà, avec ses partenaires, le métro de Doha et le tramway de Lusail. Aux Émirats arabes unis, elle assure également l’exploitation des réseaux de métro et de tramway de Dubaï. Plus récemment, Keolis a franchi une nouvelle étape en s’associant à Etihad Rail, la compagnie ferroviaire nationale émiratie, pour l’exploitation des services voyageurs d’un réseau de quelque 900 kilomètres destiné à relier les sept émirats. Autant de références qui confortent la position du groupe français dans cette région.
L'ouverture de ce siège traduit une ambition plus vaste : capter une part des investissements colossaux consacrés au ferroviaire dans les monarchies du Golfe. Le développement des liaisons interurbaines, l'électrification des réseaux et les nouvelles mobilités constituent autant de perspectives.
Keolis mise sur sa proximité avec les autorités organisatrices et sur son savoir-faire d'exploitant pour se distinguer dans une concurrence internationale particulièrement âpre.

