JOP d’hiver 2030 : 300 millions pour désenclaver les Alpes

22 10 2026 | Actualités

À quatre ans des Jeux olympiques d’hiver, l’État et la Région Auvergne-Rhône-Alpes débloquent 300 millions d’euros pour moderniser les transports alpins. Ferroviaire, routes et liaisons par câble : l’enjeu dépasse l’accueil des deux millions de visiteurs attendus. Il s’agit aussi de laisser un héritage durable aux territoires de montagne.

Signé le 16 octobre à Albertville, l’accord prévoit un financement à parts égales entre l’État et la Région, soit 150 millions d’euros chacun. Premier bénéficiaire, le ferroviaire recevra 103 millions d’euros, notamment pour régénérer la ligne Grenoble–Veynes, maillon stratégique de la desserte des Alpes du Sud.

L’accessibilité des gares d’Albertville, de Bourg-Saint-Maurice, d’Aime-la-Plagne et de Montmélian figure également au programme.

Côté routier, 73 millions d’euros seront mobilisés, principalement pour sécuriser et améliorer la RN90, axe vital de la Tarentaise régulièrement saturé lors des grands départs vers les stations.

Enfin, 124 millions financeront des véloroutes et des « ascenseurs valléens », notamment entre la gare d’Aime-la-Plagne et les sites olympiques, ainsi qu’entre Bozel et Courchevel.

Pour Philippe Tabarot, ministre des Transports, les Jeux constituent un accélérateur d’investissements difficilement mobilisables autrement. Ce protocole s’ajoute aux 1,4 milliard d’euros du contrat de plan État-Région consacrés aux mobilités du quotidien.

Reste à transformer cette manne olympique en infrastructures réellement utiles après 2030. Car le défi ne sera pas seulement d’acheminer les spectateurs pendant quinze jours, mais d’améliorer durablement les déplacements dans les vallées alpines.

Mobily-Cités

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