"La bonne politique de mobilité est celle qui offre des choix, sans dogmatisme et sans opposer les moyens de déplacement entre eux."
Angers, parler de mobilité, c'est avant tout parler du quotidien. Des déplacements, bien sûr, mais aussi de la manière dont la ville évolue pour répondre aux besoins des Angevins et s’adapter à l’évolution des modes de vie.
Depuis notre arrivée aux responsabilités, en 2014, notre choix est simple : ne pas opposer les modes de déplacement mais les rendre complémentaires. Le tramway en est l'illustration la plus visible. Avec ses nouvelles lignes, il a changé le visage de la ville et offre désormais une alternative crédible à la voiture pour des milliers d'Angevins. À Angers, la part des déplacements en voiture est passée sous le seuil des 50%.
Pour nous, à Angers, une politique de mobilités c’est une addition de solutions : c'est notre réseau de bus performant, ce sont les aménagement cyclables « irigovélo » qui se développent et relient les communes d’Angers Loire Métropole entre elles ou encore les parkings-relais qui rendent les correspondances plus simples.
À Angers, nous avons toujours défendu l’approche selon laquelle les attentes ne sont pas les mêmes en fonction du quartier dans lequel on vit. La bonne politique de mobilité est celle qui offre des choix, sans dogmatisme et sans opposer les moyens de déplacement entre eux. Sans, non plus, entretenir l'illusion d'une gratuité qui, en fragilisant la qualité de l'offre, serait contre-productive pour attirer de nouveaux utilisateurs des transports en commun.
C’est avec ces mêmes convictions que j'ai exercé les responsabilités de ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. La transition écologique ne se décrète pas depuis Paris : elle se construit dans les territoires, avec les élus locaux, les autorités organisatrices de la mobilité, les opérateurs et ceux qui y vivent. L'État a un rôle majeur pour accélérer la décarbonation des transports et donner aux collectivités les moyens d'agir. Mais ce sont bien les territoires qui agissent concrètement.
Les Journées AGIR sont, à ce titre, un rendez-vous précieux. Elles permettent à ceux qui conçoivent, exploitent ou financent les mobilités en France d'échanger sur leurs expériences, de partager leurs réussites comme leurs difficultés et de faire émerger des solutions innovantes. Je suis heureux qu'Angers accueille cette nouvelle édition. Les défis restent immenses : poursuivre la décarbonation des déplacements, accompagner le développement de nos villes et préserver le pouvoir d'achat des usagers, tout en recherchant, toujours, à maintenir un haut niveau de service.


