Grenoble et Grenoble-Alpes Métropole confirment la poursuite de l’expérimentation des bus à hydrogène sur leur réseau de transports urbains. Un bilan intermédiaire, présenté fin janvier 2026, conduit la collectivité à prolonger les essais sur plusieurs lignes soumises à de fortes contraintes topographiques, notamment en raison des pentes et des variations de charge.
Engagés dans des conditions d’exploitation exigeantes, ces véhicules à pile à combustible sont évalués pour leur autonomie, leur continuité de service et leur comportement en conditions hivernales. Les premiers retours des exploitants font état d’un fonctionnement globalement satisfaisant, en particulier sur des parcours où les solutions électriques à batteries peuvent montrer leurs limites.
Pour autant, la Métropole reste prudente quant à une généralisation rapide. Les coûts d’investissement, la disponibilité d’hydrogène bas carbone et la structuration des infrastructures de ravitaillement demeurent des points de vigilance. L’objectif de la prolongation est d’affiner l’analyse du coût global d’exploitation et de la fiabilité à long terme.
Grenoble confirme ainsi une approche pragmatique, considérant l’hydrogène comme une solution complémentaire dans la stratégie de décarbonation des transports publics, sans en faire, à ce stade, un modèle unique.
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