Pendant deux jours, Tours s’est imposée comme la capitale, presque naturelle , des services express régionaux métropolitains. Les Journées des mobilités du quotidien ont confirmé ce que beaucoup pressentaient déjà : les territoires se sont pleinement saisis des SERM comme outil structurant de la fabrique des mobilités locales.
La séance plénière, que j’ai eu le plaisir d’animer, a acté un véritable engouement politique et technique pour ces projets de long terme, pensés non comme une infrastructure isolée mais comme une architecture globale de services. Le ferroviaire y apparaît clairement comme la colonne vertébrale du système, autour de laquelle viennent s’articuler l’ensemble des autres modes : bus et cars express, vélo, pôles d’échanges multimodaux, services autoroutiers et solutions de rabattement.
Au total, 27 projets de SERM sont aujourd’hui engagés ou en passe de l’être. Les idées ne manquent pas, notamment sur les modèles de financement, explorés sans tabou par les élus et les acteurs présents. Les échanges ont aussi été nourris par l’engagement d’opérateurs d’infrastructures, à l’image de Vinci Autoroutes, dont le président Nicolas Notebaert a rappelé les efforts consentis en matière de gares routières, parkings relais, pôles multimodaux et infrastructures de recharge électrique.
Un regret, toutefois : l’absence de représentants de la filière des autocars, pourtant partie prenante essentielle de ces écosystèmes. Car les SERM ne réussiront qu’à une condition : la mise en complémentarité effective de tous les services de mobilité. Ces Journées des mobilités du quotidien l’ont rappelé avec force. Nous savons, maintent et plus précisément, à quoi ça SERM…
Pierre Lancien



