C’est un lancement que Bordeaux Métropole n’oubliera pas de sitôt. Vendredi, les nouvelles lignes E, F et H du réseau TBM faisaient leurs premiers tours de roue, symbole d’une métropole qui veut densifier son maillage et offrir des alternatives solides à la voiture. Mais la fête a été brusquement rattrapée par une panne électrique majeure, plongeant le réseau dans une matinée chaotique.
L’incident, survenu peu après l’ouverture officielle, a touché l’alimentation de plusieurs secteurs du réseau et entraîné une interruption partielle du trafic. Une situation d’autant plus sensible que ces trois lignes très attendues doivent absorber une part importante des flux domicile-travail.
Face à la défaillance technique, Keolis Bordeaux Métropole Mobilités a déclenché immédiatement son dispositif de gestion de crise. Renforts d’équipes, information des voyageurs en continu, déploiement de bus de substitution, coordination minute par minute avec Bordeaux Métropole et le PC sécurité : l’opérateur a sorti l’arsenal complet.
Dans les centres d’exploitation comme sur les quais, les agents ont été mobilisés en quelques minutes, preuve d’une organisation rôdée mais également d’une solidarité rarement aussi visible.
Si la panne a perturbé une matinée qui devait être purement festive, elle a aussi mis en lumière la capacité de réaction du réseau et l’importance stratégique de ces nouvelles lignes. E, F et H redessinent une partie du paysage de mobilité bordelais : plus de fréquence, plus de directivité, plus de transversalité. Leur montée en puissance dans les prochains jours sera observée de près, d’autant que le réseau TBM doit absorber une croissance continue de la fréquentation.
Au-delà de l’incident, ce lancement marque une étape majeure pour la métropole. Les infrastructures sont prêtes, l’offre est là, et la réponse opérationnelle a montré que même en situation dégradée, la chaîne de mobilité tient.
Reste maintenant à ces nouvelles lignes de s’installer dans le quotidien des Bordelais, loin des projecteurs… et, espérons-le, loin des surtensions.
Pierre Lancien



