Depuis quelques semaines, le XVIIᵉ arrondissement de Paris expérimente une nouvelle génération de stationnement connecté : un dispositif porté par PayByPhone, appuyé par l’intelligence artificielle, qui permet de visualiser en temps réel les places disponibles… et d’éviter les tours de pâté de maisons.
La technologie discrète est disséminée sous les lampadaires. 155 caméras, fixées quelques mètres au-dessus de la chaussée, analysent en continu l’occupation des emplacements. Les images sont ensuite traitées par une intelligence artificielle qui détecte, classe, confirme, puis transmet aux usagers la disponibilité immédiate des places. L’information s’affiche sur le smartphone comme un simple itinéraire : « places libres à proximité ».
L’enjeu dépasse le confort individuel. À Paris, 30 % du trafic en centre-ville provient de la recherche d’une place : une congestion diffuse, coûteuse, qui alimente pollution, bruit et stress. En fluidifiant cette étape critique, le système pourrait contribuer à apaiser les rues. Moins de circulation parasite, moins d’émissions liées aux détours, moins d’énervement derrière le volant.
Pour la municipalité, l’expérience constitue un test grandeur nature. Les questions ne manquent pas : efficacité réelle de l’algorithme, respect des règles de vie privée, acceptabilité par les usagers, intégration dans la gestion globale du stationnement. Mais le premier bilan intrigue déjà plusieurs collectivités. Si le modèle parisien prouve sa robustesse, d’autres villes pourraient adapter ce dispositif “smart parking” dans leurs propres centres urbains.
Pierre Lancien



