Guillaume Bernini, vice-président de Réunir
Guillaume Bernini
Vice-président de Réunir

« Priorité à l’efficacité opérationnelle »

Président de Viabus (Seine-et-Marne), adhérent depuis 2015, Guillaume Bernini est aussi président de Réunirassurance. Il revient sur les raisons qui l’ont conduit à rejoindre Réunir, avant de s’engager au niveau du conseil d’administration.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à adhérer à Réunir ?

Guillaume Bernini : Mon frère et moi, nous avons décidé de rejoindre Réunir pour deux raisons : rompre l’isolement du chef d’entreprise, et prendre part à de grands projets dans le monde du transport de voyageurs. C’était en 2015, et nous ne voulions pas passer à côté du développement des cars « Macron ». Pour cela, il fallait un relais opérationnel : le réseau Réunir. Depuis, le temps a passé et les enjeux se sont succédé : transition énergétique, crise sanitaire, tensions sur les prix des carburants…

Quelles ont été vos premières impressions ?

J’ai été immédiatement impressionné par le contrat d’assurance Réunir. Auparavant, je négociais chaque année avec un agent d’assurance local, qui me proposait un contrat inadapté assorti d’une prime en augmentation constante. J’ai découvert, avec Réunir, des conditions assurantielles tenant réellement compte des réalités et des contraintes du métier, sans risque d’être assommé en cas d’imprévu. J’apprécie aussi, côté maintenance, l’accès à la valise de diagnostic… et la qualité de l’ensemble des services Réunir, sans oublier le dynamisme et la réactivité de l’équipe de permanents.

 

Avec SayBus, Réunir met en valeur l’efficacité du réseau des PME…

En effet, il faut souligner la puissance de Saybus, qui nous permet de répondre à des demandes exceptionnelles, et nous procure un avantage concurrentiel indéniable. Saybus est unique en France, et démontre la réactivité des PME et leur capacité à se structurer autour d’un projet. Réunir, c’est aussi une formidable solidarité entre les adhérents : en cas de pépin avec véhicule, que ce soit en France ou à l’étranger, on trouve rapidement une solution grâce à l’aide d’un confrère… c’est irremplaçable.
Vous l’avez souligné : Réunir permet de rompre la solitude du chef d’entreprise. Quelle est la qualité des relations entre adhérents ?
Les échanges avec les autres professionnels permettent de prendre du recul dans certaines situations. Et les sujets de tension ne manquent pas ces derniers temps… L’équipe de Réunir compte des acteurs qui ont non seulement l’expérience du métier, mais aussi celle des négociations à un niveau plus politique.


Avec les autres adhérents, nous abordons tous les sujets, à commencer par la transition énergétique. Grâce aux retours d’expérience des uns et des autres, il est possible de se faire une idée concrète des avantages et des inconvénients des différentes énergies et des solutions techniques.


A la sortie de la crise sanitaire, nous avons fait évoluer la gouvernance pour adopter un fonctionnement par projet. Nous constituons des communautés éphémères pour plancher sur une thématique, avec une certaine autonomie par rapport au conseil d’administration. Par exemple, ceux qui sont intéressés par un sujet donné vont se retrouver régulièrement en visio pour avancer ensemble, sur une période de trois mois par exemple. Cette méthode permet de motiver les adhérents, qui sont certains que leur voix portera, et que les travaux ne vont pas s’éterniser ou s’enliser. Au final, personne n’a l’impression de perdre son temps et chacun se reconnaît dans le résultat.


D’un côté, la visio fait gagner du temps et de l’efficacité. De l’autre, les boites mail sont surchargées… Où en est votre réflexion sur les outils de communication ?


Nous voulons faire en sorte que l’adhérent dispose de l’information pertinente au moment où il en a besoin. Malgré les outils numériques actuels, ce n’est pas si simple. Nous sommes tous submergés de mails et de sollicitations de toutes sortes, et il faut faire le tri. Et nous sommes parvenus à la conclusion que le courrier papier classique pouvait permettre de mieux valoriser certaines informations.


En 25 ans, les Réuniriens ont changé. Comment répondre aux aspirations des plus jeunes ?


On voit aujourd’hui coexister trois générations : les anciens, les plus jeunes, et les très jeunes. Je suis personnellement opposé à la segmentation par âge, et je pense au contraire que nous devons cultiver la complémentarité des générations. Cette diversité est indispensable pour garantir la pluralité des points de vue, et enrichir notre vision sur les grands enjeux de la profession, que ce soit sur la RSE, l’attractivité des métiers, la conversion des flottes… Notre objectif est de maintenir le dynamisme de Réunir en restant très concrets, avec la priorité à l’efficacité opérationnelle. C’est ce qui correspond aux attentes des adhérents.

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