Toulouse lève le voile sur son futur métro

17 09 2025 | Actualités

Jusqu’à présent, les toulousains n’avaient eu qu’une vague idée de leur futur métro. La métropole qui dispose d’une première ligne depuis 1993, complétée par une seconde en 2007, est désormais lancée dans l’extension de la ligne B et surtout la construction d’une toute nouvelle ligne C. Pour exploiter ces nouvelles infrastructures, une série supplémentaire de rames a été passée auprès de Siemens Mobility pour la B, et un tout nouveau matériel destiné à la C commandé à Alstom. Un contrat qui porte sur la fourniture de 27 rames de la gamme Metropolis accompagnées des équipements d’automatismes et de voie. Composée de deux voitures, chaque rame de 36 m permettra d’emporter 286 voyageurs pour une capacité de  5000 voyageurs par heure et par sens, environ 200 000 par jour. Mais la C sera évolutive et pourra si nécessaire, s’adapter pour monter à 600 000 voyageurs par jour.

Après une maquette brièvement présentée au public au début de l’année 2023, le matériel est désormais passé en phase de production industrielle, une étape qui va se prolonger jusqu’à la fin de l’année 2026.

En attendant, le tout premier train a été aperçu sur le site d’essais d’Alstom à Valenciennes. Dès cet automne, les tests grandeur nature commenceront et devraient se poursuivre jusqu’au début de l’année 2027, où la première rame est attendue chez Tisséo, l’exploitant toulousain.

Ensuite, c’est sur les 22 km de la nouvelle ligne que se dérouleront les essais, qui devraient s’étaler sur deux années jusqu’à la mise en service attendue fin 2028.

Ce nouveau matériel tranchera avec les rames de type VAL à gabarit étroit des lignes A et B et pas seulement en raison d’une largeur portée à 2,70 m. Le design, réalisé en collaboration entre Tisséo, l’agence RCP (déjà en charge de l’identité du bus et du téléphérique) et Alstom, reprend des couleurs argile cuite et pastel avec une face avant blanche, et des flancs bleus ponctués d’un trait de couleur rouge au niveau des portes. L’intérieur, tout en sobriété, dégage de larges espaces de circulation grâce à la disposition des sièges aux dossiers appuyés sur les flancs.

 Les voitures disposent d’un éclairage qui s’adapte selon les heures de la journée et d’un confort thermique adapté au climat.

Le matériel sera entretenu dans un nouvel atelier dédié construit dans le quartier de Sept Deniers, où le tout premier rail été soudé à la fin du mois d’août. Le bâtiment de 20 000 m2 disposera de 5 km de voies et abritera le futur poste de commande centralisée de la ligne.

Philippe-Enrico Attal

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