Serait-il de retour aux affaires ? L’ancien PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a été aperçu visitant une grande gare ferroviaire en travaux, revêtu d’une chasuble frappée des lettres d’un gestionnaire de réseau. La réponse est bien sûr non. Ses fonctions de ministre du Travail l’ont conduit à se rendre à Madrid les 9 et 10 septembre accompagné d’une délégation de partenaires sociaux dont Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT et le vice-président du Medef, Samuel Tual.
L’objet du déplacement ? Étudier la façon dont l’Espagne adapte son droit et son organisation du travail lorsque le mercure dépasse les 40°C. Cet objectif a mené le ministre et son homologue espagnole Yolanda Diaz à Atocha, la principale gare de Madrid. L’ADIF, équivalent de SNCF Réseau de l’autre côté des Pyrénées, y orchestre un chantier conséquent à plusieurs volets dont l’un consiste à faire davantage de place aux trains à grande vitesse, avec la création de deux voies supplémentaires.
Pas sûr que le ministre Farandou ait l’occasion d’ici la fin du quinquennat de pousser sa loi sur l’adaptation du monde du travail aux canicules. Cette escapade madrilène lui a en tout cas permis de renouer avec ses vieilles amours ferroviaires.
Marc Fressoz
